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202623/10

SUS304, SUS316, SUS430 : équivalences EN (1.4301) et AISI

Plans et spécificationsMis à jour le 23/10/202630 min de lecture

Sur un plan, un devis ou un certificat matière venant du Japon, l'inox apparaît sous la forme SUS304, SUS316L ou SUS430. On le trouve en général dans la case matière du cartouche, intitulée 材質 (zaishitsu, « matière »), ou sur le certificat que les Japonais appellent « mill sheet » (ミルシート). Ce sont des nuances de la norme japonaise JIS, et chacune a une proche correspondante dans les systèmes que vous utilisez déjà : SUS304 correspond au 1.4301 (AISI 304), SUS316 au 1.4401 (AISI 316) et SUS430 au 1.4016 (AISI 430).

Proche ne veut pas dire identique. Les limites JIS, EN et ASTM d'une même nuance ne sont pas toujours les mêmes, et le nom de la nuance ne dit rien de la forme du produit ni de la norme de fabrication. Ce guide donne un tableau des correspondances, explique les différences entre les trois nuances les plus courantes et liste les points à valider avec votre client ou fournisseur japonais avant de remplacer la matière par un acier acheté localement.

Sommaire
  1. Comment lire une nuance d'inox JIS
  2. Les cinq familles d'aciers inoxydables
  3. Tableau de correspondance : nuances JIS, EN, AISI/ASTM et UNS
  4. SUS304, SUS316 et SUS430 en un coup d'œil
  5. Le rôle de chaque élément d'alliage
  6. Tenue à la corrosion : chlorures et soudures
  7. Magnétisme, propriétés thermiques et résistance mécanique
  8. Usinage, mise en forme, soudage et coût
  9. Choisir une nuance : vérification en six étapes
  10. À valider avant de remplacer la nuance
  11. Limites de ce guide
  12. En résumé
  13. FAQ
  14. Sources

Comment lire une nuance d'inox JIS

« SUS » signifie Steel Use Stainless : c'est le préfixe JIS des aciers inoxydables. Les trois chiffres qui suivent reprennent la numérotation AISI, donc le premier chiffre indique la famille d'alliage, exactement comme pour les types AISI.

Les lettres finales signalent une variante de la nuance de base. Le « L » de SUS316L, par exemple, indique un carbone très bas, et les plans japonais l'imposent souvent pour les pièces soudées. Les suffixes J1 ou J2 désignent des nuances développées au Japon, qui n'ont pas toujours d'équivalent AISI direct.

Figure 1 : comment lire « SUS316L »

Découpez la désignation en préfixe, numéro et suffixe pour savoir de quelle nuance il s'agit.

SUSSteel Use Stainless. Préfixe JIS des aciers inoxydables
316Série 300 = Fe-Cr-Ni. « 16 » est le numéro de la nuance dans la série
LCarbone très bas
Premier chiffre : série 200 = Fe-Cr-Ni-Mn / série 300 = Fe-Cr-Ni / série 400 = Fe-Cr / série 600 = durcissement par précipitation
Suffixe : L = carbone très bas / F = usinabilité améliorée (décolletage) / N1, N2 = ajout d'azote / J1, J2 = nuance propre au Japon / Se = ajout de sélénium

D'après la FAQ de l'Association japonaise de l'acier inoxydable (JSSA) sur les numéros de nuance et les suffixes JIS.

Les cinq familles d'aciers inoxydables

Les aciers inoxydables se classent en cinq familles selon leur structure cristalline à température ambiante. La famille détermine si l'acier est magnétique, s'il durcit par traitement thermique et s'il se met facilement en forme.

Les nuances austénitiques comme SUS304 sont de loin les plus répandues : selon la JSSA, elles représentent plus de 60 % de la production d'inox. Viennent ensuite les ferritiques comme SUS430, presque sans nickel, et ces deux familles couvrent l'essentiel de l'inox rencontré au quotidien.

Figure 2 : les cinq familles d'aciers inoxydables

La structure cristalline se traduit par des différences de magnétisme, de dureté et d'aptitude à la mise en forme.

Austénitiques
SUS304, SUS316Base 18 % Cr - 8 % Ni. Ductiles et tenaces ; se plient, s'emboutissent et se soudent bien. Amagnétiques à l'état recuit
Ferritiques
SUS43018 % Cr, presque sans nickel. Ne durcissent pratiquement pas par traitement thermique ; utilisées à l'état recuit. Magnétiques
Martensitiques
SUS410, SUS420J2, SUS440CBase 13 % Cr. Durcissent par trempe ; outils de coupe, roulements. Magnétiques
Austéno-ferritiques (duplex)
ex. SUS329J4LMélange d'austénite et de ferrite. Résistance mécanique élevée, bonne tenue à l'eau de mer et à la corrosion sous contrainte
À durcissement par précipitation
ex. SUS631Un traitement thermique fait précipiter des composés d'aluminium ou de cuivre qui donnent une résistance élevée. SUS631 : 17 % Cr - 7 % Ni - 1 % Al

D'après la classification de la JSSA. Ce guide compare SUS304, SUS316 et SUS430, les nuances d'usage général les plus courantes en stock.

Tableau de correspondance : nuances JIS, EN, AISI/ASTM et UNS

Le tableau ci-dessous reprend les nuances les plus fréquentes sur les plans japonais, avec le numéro EN, le type AISI/ASTM et le numéro UNS que les tableaux de correspondance leur associent le plus souvent. Considérez-les comme des équivalences proches, pas des spécifications identiques : chaque norme fixe ses propres limites de composition et de caractéristiques mécaniques.

Nuance JISFamilleNuméro EN (désignation)AISI / ASTMUNS
SUS303Austénitique à usinabilité améliorée1.4305 (X8CrNiS18-9)303S30300
SUS304Austénitique1.4301 (X5CrNi18-10)304S30400
SUS304LAusténitique, bas carbone1.4307 (X2CrNi18-9) ou 1.4306 (X2CrNi19-11)304LS30403
SUS316Austénitique au molybdène1.4401 (X5CrNiMo17-12-2)316S31600
SUS316LAusténitique au molybdène, bas carbone1.4404 (X2CrNiMo17-12-2)316LS31603
SUS430Ferritique1.4016 (X6Cr17)430S43000
Compilé à partir du tableau EN/US de TWI, des fiches Aperam et Teamedelstahl et de tableaux de correspondance de fournisseurs. TWI précise que ces comparaisons ne représentent pas forcément des équivalences directes.

Dans les ateliers francophones, on croise encore les anciennes désignations AFNOR, par exemple Z6CN18-09 ou Z7CN18-09 pour le 1.4301 et Z8C17 pour le 1.4016. Les tableaux ne les rapprochent pas tous de la même façon, surtout pour le 316L : relevez la désignation exacte telle qu'elle est écrite, et pour une nouvelle commande, indiquez le numéro EN et la norme de produit.

Deux appellations courantes ne suffisent pas à identifier une nuance. « Inox 18/10 » décrit une teneur approximative en chrome et nickel de la famille du 304, sans préciser la nuance. Pour la visserie, A2 et A4 sont des groupes d'aciers selon ISO 3506, rapprochés en général des familles 304 et 316 : ils ne désignent pas à eux seuls une nuance SUS304 ou SUS316 précise.

Normes de produit : quelle norme JIS face à quelle norme EN ou ASTM

Le nom de la nuance ne suffit pas à définir la matière livrée. Les certificats japonais citent aussi la norme de produit JIS, et les normes EN et ASTM diffèrent selon la forme du produit. Pour les formes traitées ici, les rapprochements habituels sont les suivants :

Forme du produitNorme JISNorme EN la plus procheSpécification ASTM la plus proche
BarresJIS G 4303 (barres en acier inoxydable)NF EN 10088-3 (demi-produits, barres, fils et profilés pour usage général)ASTM A276/A276M (barres et profilés). Les nuances de décolletage comme le 303 relèvent d'une spécification distincte, ASTM A582/A582M
Tôles et bandes laminées à chaudJIS G 4304 (tôles et bandes laminées à chaud)NF EN 10088-2 (tôles et bandes pour usage général)ASTM A240/A240M (tôles et bandes pour appareils à pression et usage général)
Tôles et bandes laminées à froidJIS G 4305 (tôles et bandes laminées à froid)NF EN 10088-2ASTM A240/A240M
Les tubes, raccords et pièces forgées ont leurs propres normes JIS, EN et ASTM : vérifiez-les séparément. Éditions en vigueur selon AFNOR : NF EN 10088-2:2024 et NF EN 10088-3:2023.

SUS304 face au 304, SUS430 face au 430 : proches, pas identiques

Les valeurs mécaniques minimales montrent pourquoi « équivalent » demande de la prudence. Pour la tôle recuite, JIS G 4305 et ASTM A240 fixent la même limite d'élasticité et le même allongement pour ces nuances, mais pas la même résistance à la traction :

Caractéristique (minimum)SUS304 (JIS G 4305)304 (ASTM A240)SUS430 (JIS G 4305)430 (ASTM A240)
Résistance à la traction520 MPa515 MPa420 MPa450 MPa
Limite d'élasticité (Rp0,2)205 MPa205 MPa205 MPa205 MPa
Allongement40 %40 %22 %22 %
Valeurs JIS selon JIS G 4305, compilées par des références sidérurgiques japonaises (Sekidou Kouhan, susjis.info) ; valeurs ASTM selon A240, d'après les fiches ATI. Vérifiez l'édition en vigueur de chaque norme.

Une tôle de 304 conforme à A240 peut donc rester sous le minimum JIS de 520 MPa, et un 430 fabriqué selon JIS peut rester sous le minimum A240 de 450 MPa. Le même raisonnement vaut pour NF EN 10088-2, dont les valeurs dépendent en plus de la forme et de l'épaisseur : comparez-les au cas par cas. Pour éviter un écart, demandez une matière certifiée selon les deux référentiels, ou au minimum vérifiez que les valeurs réelles du certificat respectent les deux minimums. Ces deux minimums ne couvrent pas toutes les exigences des normes : faites confirmer par écrit au client ou au concepteur japonais qu'une nuance EN ou ASTM est acceptée.

Le certificat matière : JIS G 0415 et EN 10204

En Europe, on demande souvent un certificat de réception 3.1 selon EN 10204, avec les résultats d'essais réels du lot livré. Les aciéries japonaises émettent des certificats qui renvoient parfois à JIS G 0415, parfois aux deux normes à la fois. Le nom « mill sheet » ne dit pas de quel type de document il s'agit : précisez à la commande le type attendu.

SUS304, SUS316 et SUS430 en un coup d'œil

Bobines et tôles d'acier inoxydable empilées dans un entrepôt

La comparaison ci-dessous reprend les limites JIS pour la composition et les caractéristiques mécaniques, et les données de la JSSA pour les propriétés physiques et la tenue à la corrosion. Pour la retenir : partez du 304. Ajoutez du molybdène pour résister aux chlorures, vous obtenez le 316. Retirez le nickel pour baisser le coût, vous obtenez le 430.

Figure 3 : SUS304, SUS316 et SUS430 comparés

Le 304 sert de référence : le 316 résiste mieux au sel, le 430 contient très peu de nickel et coûte moins cher.

SUS304Austénitique
SUS316Austénitique
SUS430Ferritique
Éléments principaux (%)
Cr 18–20, Ni 8–10,5
Cr 16–18, Ni 10–14, Mo 2–3
Cr 16–18, Ni 0,60 max.
Tenue à la corrosion
Suffisante en intérieur, en extérieur et en milieu humide dans la plupart des cas. Le choix par défaut
La meilleure des trois. Résiste mieux à l'eau de mer et aux chlorures
Inférieure au 304. Plutôt pour l'intérieur ou les milieux secs
Magnétique ?
Non (peut le devenir après écrouissage)
Non (comme le 304)
Oui
Résistance à la traction / allongement
520 MPa min. / 40 % min.
520 MPa min. / 40 % min.
420 MPa min. / 22 % min.
Conductivité / dilatation thermiques
16,3 W/(m·K) / 17,3 × 10⁻⁶/K
16,3 W/(m·K) / 16,0 × 10⁻⁶/K
26,4 W/(m·K) / 10,4 × 10⁻⁶/K
Mise en œuvre
Se plie, s'emboutit et se soude bien. Difficile à usiner car il s'écrouit
Proche du 304
Allongement plus faible, emboutissage profond plus difficile qu'avec le 304. Soudabilité inférieure
Coût relatif
Référence
Plus cher que le 304 (plus de nickel, plus le molybdène)
Moins cher que le 304 (presque sans nickel)
Usages typiques
Équipements agroalimentaires, quincaillerie du bâtiment, équipements chimiques courants, vis et écrous
Eau de mer, équipements en bord de mer, parties en contact avec le produit dans la chimie et la pharmacie
Équipements de cuisine, pièces d'électroménager, panneaux d'aménagement intérieur, pièces automobiles

Composition : plages JIS des éléments principaux seulement. Traction et allongement : minimums JIS G 4305 (tôle laminée à froid). Conductivité et dilatation : valeurs typiques de la JSSA (dilatation entre 0 et 100 °C). Vérifiez aussi les valeurs réelles sur le certificat matière.

À la lecture du tableau, l'essentiel des écarts entre les trois nuances tient au nickel et au molybdène. Le nickel donne la structure austénitique, d'où les différences de formabilité et de magnétisme. Le molybdène apporte la résistance au sel.

Il s'agit de spécifications matière et de valeurs typiques. Le comportement d'une pièce finie dépend aussi de sa forme, de son état de surface et de son environnement : les sections suivantes reprennent ces facteurs un par un.

Le rôle de chaque élément d'alliage

Si vous savez à quoi servent le chrome, le nickel, le molybdène et le carbone, vous pouvez lire la matière indiquée sur un plan sans apprendre les nuances par cœur.

Figure 4 : plages de composition JIS des trois nuances

Le chrome est presque le même. Les différences portent sur le nickel et le molybdène.

Chrome (Cr)
SUS30418–20 %
SUS31616–18 %
SUS43016–18 %
Nickel (Ni)
SUS3048–10,5 %
SUS31610–14 %
SUS4300,60 % max.
Molybdène (Mo)
SUS304Non spécifié
SUS3162–3 %
SUS430Non spécifié
0 %10 %20 %30 %
Indice de piqûre (Cr + 3,3Mo, calculé à partir des minimums JIS) : SUS304 18,0 / SUS316 22,6 / SUS430 16,0
Plus l'indice est élevé, meilleure est la résistance à la piqûre par les chlorures. (Tableau de la JSSA, sur compositions typiques : 304 = 19,0 / 316 = 25,0 / 430 = 17,0)

Les barres montrent la plage JIS de chaque élément sur une échelle de 0 à 30 %. D'après les tableaux de composition JIS de la JSSA.

Chrome : la base de la résistance à la corrosion

Le chrome forme le film protecteur qui rend l'acier inoxydable. Les trois nuances contiennent 16 à 20 % de chrome, l'écart est donc faible sur ce point. Une teneur en chrome voisine ne signifie pas pour autant que le 430 résiste aussi bien que le 304 : ce sont les autres éléments qui font la différence.

Nickel : structure et formabilité

Le nickel stabilise la structure austénitique à température ambiante. L'austénite est tenace et ductile, ce qui facilite le pliage, l'emboutissage profond et le soudage, et c'est aussi pourquoi le 304 et le 316 recuits n'attirent pas l'aimant. SUS316 contient plus de nickel que le 304 (10–14 % contre 8–10,5 %).

SUS430 est une nuance ferritique dont le nickel est limité à 0,60 %, et ce très faible taux de nickel la rend moins chère que le 304. Le nickel coûte cher : les acheteurs doivent s'attendre à ce que le prix des austénitiques suive le marché du nickel, souvent sous forme de supplément d'alliage chez les distributeurs européens.

Molybdène : la résistance aux chlorures

La caractéristique du SUS316, ce sont ses 2 à 3 % de molybdène. Le molybdène améliore la résistance à la corrosion par piqûres (petits trous profonds) et à la corrosion caverneuse dues aux ions chlorure. La JSSA utilise l'indice Cr + 3,3Mo comme repère ; son tableau donne 19,0 pour le 304 et 25,0 pour le 316.

Avec les minimums JIS (notre calcul), le 316 reste devant : 22,6 contre 18,0 pour le 304. C'est cette marge qui fait choisir le 316 pour l'eau de mer et les autres milieux chlorurés.

Carbone : une teneur basse pour les pièces soudées

Quand le soudage chauffe le métal, le carbone se combine au chrome et appauvrit l'acier en chrome près du cordon. Cet appauvrissement peut entraîner la corrosion intergranulaire décrite plus bas. Les nuances « L » comme SUS304L et SUS316L limitent le carbone à 0,030 % pour réduire ce risque.

À titre de comparaison, SUS304 admet jusqu'à 0,08 % de carbone et SUS304L 0,030 %. La norme JIS fixe aussi pour SUS304L une plage de nickel un peu plus haute (9–13 %) que pour SUS304 (8–10,5 %).

Tenue à la corrosion : chlorures et soudures

JIS G 0203 définit l'acier inoxydable comme un acier allié contenant au moins 10,5 % de chrome et au plus 1,2 % de carbone, élaboré pour mieux résister à la corrosion. Le nom vient de l'anglais « stainless » : le fer reste l'élément principal, mais l'acier rouille beaucoup moins qu'un acier au carbone ordinaire.

L'inox résiste à la rouille parce que le chrome réagit avec l'oxygène et forme un film passif dense de quelques nanomètres. Contrairement à une peinture ou à un revêtement, ce film se reconstitue après une rayure tant que l'oxygène est présent. Là où il ne peut pas se reconstituer, l'inox peut rouiller : « résistant à la rouille, pas inoxydable à toute épreuve » est le bon point de départ pour choisir une nuance.

Figure 5 : pourquoi l'inox résiste à la rouille

Un film mince riche en chrome protège le métal et se reconstitue s'il est endommagé.

Fer + au moins 10,5 % de chrome (carbone 1,2 % max.)Définition de l'acier inoxydable selon JIS G 0203. Beaucoup de nuances contiennent aussi du nickel ou du molybdène
Réagit avec l'oxygène de l'air
Un film passif se formeQuelques nanomètres d'épaisseur. Une couche dense, principalement du chrome lié à l'oxygène et à des groupes hydroxyle, couvre la surface
En cas de rayure
Se reconstitue en présence d'oxygèneContrairement à une peinture ou à un revêtement, le film se reforme seul : la protection dure
Là où les chlorures sont abondants ou si l'oxygène n'atteint pas le fond d'un interstice, le film ne se reforme pas assez vite et la corrosion progresse localement.

Pour choisir entre 304 et 316, la première question est la présence de chlorures (sel).

Dans un essai d'exposition de 8 ans en bord de mer cité par la JSSA, la perte de masse a été de 0,10 mg/cm² pour SUS304 et de 0,16 mg/cm² pour SUS430, contre 39,0 mg/cm² pour la tôle galvanisée. Les deux inox ont perdu des centaines de fois moins de masse que la tôle galvanisée, mais la perte du 304 reste inférieure à celle du 430.

L'inox se corrode rarement de façon uniforme. La corrosion se concentre en certains points : connaître les principaux types indique où regarder.

Figure 6 : quatre types courants de corrosion de l'inox

Tous les quatre démarrent là où le film passif est affaibli localement.

Corrosion par piqûres et corrosion caverneuseLes ions chlorure et similaires détruisent le film localement et creusent des piqûres profondes. Dans un interstice, l'oxygène n'atteint pas la surface et le film ne se reforme pas. Prévention : une nuance au molybdène comme le 316
Corrosion intergranulaireApparaît dans les zones chauffées vers 550–900 °C, comme les zones affectées thermiquement des soudures, où le chrome se combine au carbone. Prévention : nuances L comme 304L et 316L
Corrosion sous contrainteDes fissures se forment quand les chlorures ou d'autres agents corrosifs agissent avec une contrainte de traction. Surtout sur les austénitiques. Prévention : réduire les contraintes, ou envisager une nuance duplex ou ferritique
Pollution ferreuseDes particules de fer ou d'autres métaux se déposent sur la surface et rouillent : l'inox paraît rouillé. Si on la laisse, elle peut entraîner la corrosion du métal de base. Prévention : nettoyer la surface et utiliser des outils dédiés

D'après la FAQ de la JSSA sur la tenue à la corrosion et les phénomènes de corrosion, et un document d'un conseil japonais de l'industrie du logement (hia-net.gr.jp).

Piqûres et corrosion caverneuse : du 316 en présence de sel

La corrosion par piqûres laisse de petits trous en surface. La corrosion caverneuse se développe dans les interstices, sous une tête de vis ou un joint par exemple. Les deux sont plus probables en présence d'ions chlorure ou d'autres halogénures, et la rouille visible peut sembler minime alors que l'attaque est profonde.

Pour un équipement extérieur en bord de mer, une tuyauterie d'eau de mer ou de saumure, ou un équipement nettoyé avec des produits chlorés, le 316 au molybdène est le premier choix. La JSSA recommande aussi des nuances plus riches en chrome ou en molybdène pour les milieux chlorurés.

Corrosion intergranulaire : penser aux nuances L pour les pièces soudées

Là où la chaleur de soudage atteint le métal, le chrome et le carbone peuvent se combiner aux joints de grains et laisser des zones appauvries en chrome. C'est la sensibilisation, qui permet à la corrosion de progresser le long des joints de grains.

La parade consiste à utiliser du 304L ou du 316L à bas carbone. Les nuances stabilisées au titane ou au niobium, qui fixent le carbone, jouent le même rôle. Les cuves et tuyauteries soudées sont souvent spécifiées en SUS316L pour cumuler la résistance au sel et des soudures qui résistent à la corrosion.

Corrosion sous contrainte : réduire les contraintes ou changer de nuance

Cette fissuration touche surtout les austénitiques. Les contraintes résiduelles de traction dues au soudage ou au pliage peuvent la provoquer lorsque des chlorures ou d'autres agents corrosifs sont aussi présents : choisir du 304 ou du 316 ne suffit donc pas à s'en protéger.

En milieu chaud et chloruré, réduisez les contraintes résiduelles par la conception ou par un traitement thermique, ou envisagez une nuance duplex ou ferritique, qui résiste mieux à cette fissuration.

Pollution ferreuse : garder le fer loin de la surface

Parmi les signalements d'« inox rouillé » en atelier, une bonne part vient de particules de fer collées à la surface, et non d'une corrosion de l'inox lui-même. Les causes typiques sont les poussières de meulage d'acier au carbone ou les rayures faites avec des outils en acier. Des détergents chlorés laissés sur la surface peuvent aussi faire rouiller.

Au début, cette rouille s'enlève en général avec un nettoyant spécial inox, et la surface retrouve son aspect d'origine. Pour conserver la tenue à la corrosion, réservez des outils et des brosses à l'inox, nettoyez la surface après la fabrication et prévoyez si nécessaire une remise en état (polissage, passivation).

Magnétisme, propriétés thermiques et résistance mécanique

Après la corrosion, les plus grands écarts portent sur le magnétisme et le comportement thermique. On les oublie facilement, mais pour des pièces proches de capteurs ou d'équipements électromagnétiques, ou exposées à la chaleur, ils peuvent décider du choix.

Figure 7 : propriétés thermiques comparées

Le 430 conduit mieux la chaleur et se dilate moins avec la température.

Conductivité thermique (W/(m·K), température ambiante)
SUS30416,3
SUS31616,3
SUS43026,4
01530
Coefficient de dilatation thermique (× 10⁻⁶/K, 0–100 °C)
SUS30417,3
SUS31616,0
SUS43010,4
01020
Masse volumique (g/cm³) : SUS304 7,93 / SUS316 7,98 / SUS430 7,70
Magnétisme : SUS304 et SUS316 presque amagnétiques à l'état recuit / SUS430 ferromagnétique

D'après le tableau des propriétés physiques de la JSSA (conductivité, perméabilité, dilatation thermique).

Magnétisme

Le 304 et le 316 recuits n'attirent presque pas l'aimant, le 430 si. L'aimant est donc un contrôle rapide courant en atelier pour distinguer le 304 du 430.

L'écrouissage, par pliage ou emboutissage, peut transformer une partie de l'austénite du 304 et le rendre magnétique. Selon la JSSA, ce magnétisme ne modifie pas la tenue à la corrosion. Un aimant qui colle ne prouve donc pas que la pièce est en 430 : confirmez la nuance par le certificat matière ou le marquage.

Le magnétisme peut aussi poser problème. Si une pièce doit être amagnétique, près d'un capteur ou dans un équipement électromagnétique par exemple, choisissez la matière et le procédé de mise en forme ensemble, en tenant compte du magnétisme que la mise en forme peut introduire.

Conduction de la chaleur et dilatation thermique

Avec 26,4 W/(m·K), le 430 conduit nettement mieux la chaleur que le 304 et le 316 (16,3). Son coefficient de dilatation est de 10,4 × 10⁻⁶/K contre 17,3 pour le 304, donc ses dimensions varient moins avec la température. Ces propriétés thermiques, ajoutées à son prix plus bas, expliquent sa place dans les ustensiles de cuisine et les pièces d'électroménager.

Les austénitiques, à l'inverse, conduisent moins bien la chaleur et se dilatent davantage en chauffant. Au soudage et lors des autres opérations à chaud, la chaleur se concentre localement et les pièces ont tendance à se déformer : prévoyez un bon bridage et une séquence de soudage.

Résistance à la traction et allongement

Selon JIS G 4305 (tôle laminée à froid), les trois nuances ont la même limite d'élasticité minimale de 205 MPa. La résistance à la traction minimale est de 520 MPa pour le 304 et le 316, et de 420 MPa pour le 430.

La vraie différence est l'allongement : 40 % minimum pour le 304 et le 316, seulement 22 % pour le 430. Pour des récipients obtenus par emboutissage profond ou des pièces de tôlerie à plis serrés, l'allongement du 304 et du 316 donne plus de marge.

Usinage, mise en forme, soudage et coût

Une nuance dont les propriétés répondent au cahier des charges peut quand même allonger les délais et les coûts si elle est difficile à mettre en œuvre. Tenez compte du procédé de fabrication dès la conception pour éviter les modifications tardives.

Usinage : le 304, une matière « collante »

Le 304 est tenace et s'écrouit facilement : la surface usinée durcit au fur et à mesure de la coupe. Sa faible conductivité thermique concentre en plus la chaleur de coupe à la pointe de l'outil, d'où une usure rapide de l'outil et des copeaux longs qui s'enroulent.

Pour des pièces surtout usinées, le SUS303, qui contient au moins 0,15 % de soufre pour améliorer l'usinabilité, est une option. Sa composition diffère toutefois de celle du 304 : quand la tenue à la corrosion ou le soudage comptent, vérifiez que le 303 est accepté à la place du 304 avant de le spécifier.

Emboutissage et pliage : l'allongement fait la différence

Grâce à leur allongement élevé, le 304 et le 316 conviennent à la mise en forme à froid comme l'emboutissage profond et le pliage. Les produits emboutis profonds comme les éviers et les récipients sont en général en 304 ou dans des austénitiques voisines.

Le 430 s'allonge moins et présente un risque de fissuration plus élevé en emboutissage profond. Pour un formage peu profond ou des pièces presque plates, c'est en revanche une façon raisonnable de réduire le coût.

Soudage : facile avec le 304, mais attention aux déformations

Les austénitiques se soudent bien et sont très utilisées en construction soudée. Les points de vigilance sont la corrosion intergranulaire vue plus haut et les déformations dues à leur forte dilatation. Pour les pièces exposées à un milieu corrosif après soudage, envisagez une nuance L.

Le 430 est généralement considéré comme moins soudable que le 304. Avant de le retenir pour une construction soudée, vérifiez que les joints soudés répondent aux exigences de la pièce.

Coût : le nickel et le molybdène font le prix

En général, le 430 est le moins cher, le 304 se situe au milieu et le 316 est le plus cher. Les distributeurs de matière et les fabricants d'équipements japonais présentent en général le 430 comme moins cher que le 304, et le 316 (ou 316L) comme plus cher. L'écart vient de la quantité de nickel et de molybdène, deux éléments d'alliage coûteux.

Pour comparer les coûts, ne regardez pas seulement le prix de la matière au kilo :

  • la facilité de mise en œuvre de la nuance ;
  • la nécessité ou non d'un traitement de surface ;
  • la durée de vie avant remplacement.

Dans certains cas, un 316 qui dure des années revient moins cher au total qu'un 430 bon marché qui rouille et doit être remplacé tôt.

Choisir une nuance : vérification en six étapes

Appliquez les critères ci-dessus dans l'ordre et le choix se simplifie : partez du 304, puis passez au 316 ou au 430 selon les conditions.

Figure 8 : six étapes pour choisir une nuance d'inox

Vérifiez d'abord l'environnement et les conditions, puis ajustez selon le coût à la fin.

Vérifier l'environnement et les conditions
01Environnement d'utilisationY a-t-il du sel, de l'eau de mer, des produits chlorés ou une température élevée ? Si oui, partez du 316
02SoudageSi des pièces soudées sont exposées à un milieu corrosif, envisagez une nuance L comme 304L ou 316L
03Exigences magnétiques et thermiquesLa pièce doit-elle être amagnétique ? Faut-il limiter la dilatation thermique ?
Affiner selon la fabrication et le coût
04Procédé de fabricationEmboutissage profond ou pliage : famille du 304. Surtout de l'usinage : le SUS303 est aussi une option
05Coût et durée de vieEn intérieur avec peu de risque de rouille : 430. Intégrez la durée de vie avant remplacement dans la comparaison
06Disponibilité et indication sur le planVérifiez le stock pour l'épaisseur et la forme, puis indiquez la nuance et l'état de surface sur le plan
En cas de doute, partez du SUS304. Prenez du 316 en présence de sel, du 430 en intérieur quand le magnétisme ou le coût priment, et une nuance L si la corrosion des soudures vous inquiète.

Où utiliser le SUS304

Le 304 équilibre tenue à la corrosion, formabilité et soudabilité. On le trouve dans de nombreuses applications :

  • équipements de l'industrie agroalimentaire ;
  • quincaillerie du bâtiment ;
  • équipements chimiques courants ;
  • vis et écrous.

Sans raison particulière d'en choisir un autre, on part en général du 304. Exemples typiques : cuves, tuyauteries et convoyeurs d'usines agroalimentaires.

Où utiliser le SUS316

Le 316 sert surtout pour :

  • les équipements exposés à l'eau de mer ou aux embruns ;
  • les équipements extérieurs en zone côtière ;
  • les équipements chimiques et pharmaceutiques qui traitent des matières premières ou des solutions corrosives.

Certains fabricants utilisent du 316L pour les parties en contact avec le liquide ou la poudre des équipements pharmaceutiques. Une autre option consiste à remplacer le 304 par du 316 uniquement là où des piqûres ou de la corrosion caverneuse sont apparues.

Pour les constructions soudées, on spécifie en général du 316L, et « SUS316L » revient souvent sur les plans japonais de tuyauteries et de cuves. Comme le 316 coûte plus cher que le 304, une solution pratique consiste à ne mettre du 316 que là où il est nécessaire.

Où utiliser le SUS430

Le 430 s'emploie dans des environnements relativement doux, par exemple :

  • équipements de cuisine ;
  • pièces d'électroménager ;
  • matériaux d'aménagement intérieur ;
  • pièces automobiles.

Pour des pièces d'intérieur peu exposées à la condensation ou au sel, avec peu d'emboutissage profond ou de soudage, passer du 304 au 430 peut réduire les coûts. Comme le 430 est magnétique, on l'utilise aussi pour des pièces maintenues par aimant.

Si vous passez du 304 au 430 en extérieur ou en zone humide, partez du principe qu'il résistera moins bien à la rouille que le 304 et faites des essais avant de changer.

À valider avant de remplacer la nuance

Quand un plan, un devis ou un certificat japonais indique une nuance SUS et que vous voulez acheter localement ou accepter un équivalent, réglez ces points par écrit avec votre client, concepteur ou fournisseur japonais avant de commander. Au Maroc, en Algérie ou ailleurs hors d'Europe, vérifiez aussi selon quelle norme (EN, ASTM ou nationale) votre fournisseur certifie l'acier.

  • Quelle norme de produit JIS s'applique ? G 4303 (barres), G 4304 (produits plats laminés à chaud), G 4305 (produits plats laminés à froid), ou une norme de tube ou de pièce forgée ? Cela indique la norme EN ou ASTM à comparer.
  • Un équivalent EN ou ASTM est-il accepté ? Si oui, doit-il aussi respecter les minimums JIS (par exemple 520 MPa en traction pour SUS304), ou seulement ceux de la norme de remplacement ?
  • Une nuance L ou une matière à double certification est-elle acceptée ? Par exemple, peut-on livrer du 304/304L double certifié là où SUS304 est spécifié ?
  • Le SUS303 peut-il remplacer le SUS304 sur les pièces usinées, ou l'inverse ? Les deux diffèrent en tenue à la corrosion et en soudabilité.
  • La pièce doit-elle être amagnétique ? Si oui, cela inclut-il le magnétisme introduit par la mise en forme ?
  • Quel état de surface est exigé ? Le plan devrait l'indiquer avec la nuance.
  • Quels documents faut-il fournir ? En général un certificat matière avec la composition et les caractéristiques mécaniques réelles et la norme de référence ; précisez le type (par exemple 3.1 selon EN 10204).

Modèle de message à votre interlocuteur japonais

Si vos échanges techniques avec le Japon se font en anglais, vous pouvez adapter le modèle ci-dessous, qui reprend les questions principales. Remplacez les crochets par vos données.

  • Subject: Material substitution request – [part number], SUS304
  • The drawing [drawing number, revision] specifies SUS304. Which JIS product standard and edition apply (for example, JIS G 4305)?
  • We propose to supply [product form, dimensions, condition] in EN 1.4301 to [applicable product standard and edition, e.g., EN 10088-2]. Is this substitution acceptable, and which JIS requirements must also be met (for example, the 520 MPa minimum tensile strength)?
  • Is 304/304L dual-certified material acceptable?
  • Are there requirements for magnetism or surface finish?
  • Which inspection document do you require (for example, EN 10204 3.1)? Please confirm in writing.

Limites de ce guide

  • Les équivalences ci-dessus sont celles qu'utilisent la plupart des tableaux de correspondance. Elles ne garantissent pas l'interchangeabilité pour toutes les applications, et certaines références associent les nuances autrement.
  • Les valeurs sont des minimums normatifs ou des valeurs typiques tirées des sources ci-dessous. Les normes évoluent : vérifiez les éditions en vigueur des normes JIS, EN et ASTM avant de vous appuyer sur un chiffre.
  • Les équipements réglementés, comme les appareils à pression (directive 2014/68/UE, tôles selon EN 10028-7), les tuyauteries soumises à un code de construction ou les pièces au contact des aliments ou à usage médical, peuvent exiger une norme précise. C'est le maître d'ouvrage, le concepteur responsable ou l'organisme compétent qui décide si un remplacement est acceptable.
  • Les tubes, raccords, pièces moulées et pièces forgées relèvent d'autres normes et ne sont pas traités ici.

En résumé

À retenir
  • SUS304, SUS316 et SUS430 sont les correspondantes JIS des 1.4301, 1.4401 et 1.4016 (AISI 304, 316, 430). Ce sont des équivalences proches, pas des spécifications identiques.
  • L'inox contient au moins 10,5 % de chrome et résiste à la rouille grâce à un film passif qui se reconstitue. Il résiste à la rouille, il n'en est pas à l'abri.
  • Partez du 304 : ajoutez du molybdène pour le 316 résistant aux chlorures, retirez le nickel pour le 430 moins cher.
  • Prenez du 316 en présence de chlorures et envisagez une nuance L si la corrosion des soudures est un risque.
  • Le 304 et le 316 sont amagnétiques à l'état recuit, le 430 est magnétique. Le 430 conduit mieux la chaleur et se dilate moins.
  • Comparez la mise en œuvre et la durée de vie autant que le prix, et validez avec votre fournisseur japonais la norme de produit JIS, les règles de remplacement et le type de certificat.

FAQ

Le SUS304 est-il la même chose que l'inox 304 (1.4301) ?

SUS304 est la désignation JIS qui correspond à l'AISI/ASTM 304 (UNS S30400) et à l'EN 1.4301. Les compositions sont très proches, mais les limites ne sont pas identiques. Par exemple, JIS G 4305 fixe un minimum de 520 MPa en traction pour la tôle SUS304, alors qu'ASTM A240 fixe 515 MPa pour le 304.

Quels sont les équivalents du SUS316 et du SUS316L ?

SUS316 correspond au 1.4401 (AISI 316, UNS S31600) et SUS316L au 1.4404 (AISI 316L, UNS S31603). En JIS, les nuances « L » limitent le carbone à 0,030 % pour protéger les soudures de la corrosion intergranulaire.

Le SUS430 est-il magnétique ?

Oui. SUS430 est une nuance ferritique, donc magnétique. SUS304 et SUS316 sont presque amagnétiques à l'état recuit mais peuvent le devenir après écrouissage : un test à l'aimant ne suffit pas à confirmer la nuance.

Quelle norme EN correspond à JIS G 4305 ?

JIS G 4305 couvre les tôles et bandes inox laminées à froid. La norme EN la plus proche est NF EN 10088-2, qui couvre aussi les produits plats laminés à chaud (JIS G 4304) ; côté ASTM, c'est A240/A240M. Pour les barres, JIS G 4303 se rapproche de NF EN 10088-3 et d'ASTM A276/A276M.

Puis-je utiliser du 1.4301 acheté localement à la place du SUS304 d'un plan japonais ?

Dans bien des cas oui, mais obtenez d'abord l'accord écrit du client ou du concepteur japonais. Confirmez la norme que la matière doit respecter, si les minimums JIS s'appliquent toujours et quel certificat vous devez fournir.

Sources

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À propos de la rédaction

Rédaction de MONOSCOPEFOUNDER & EDITOR

Une dizaine d’années chez un fabricant d’équipements industriels et dans une société d’ingénierie d’usines, à la proposition, à la conception et à la mise en service d’équipements, puis un passage au marketing numérique. Aujourd’hui, conseil web auprès de fabricants B2B pour les aider à expliquer clairement leurs produits et leurs technologies. Titulaire des licences nationales japonaises d’Energy Manager et d’ingénieur électricien en chef de troisième classe.

Un blog d’ingénierie tenu depuis 2017 (plus de 500 articles) et une chaîne YouTube en japonais d’environ 20 000 abonnés. Chaque guide est rédigé du point de vue de l’atelier japonais et vérifié au regard des normes citées.

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