Limiteur de débit vanne pneumatique : échappement/admission
Vous mettez en service ou entretenez un équipement de fabrication japonaise, et une vanne pneumatique se ferme brutalement, s'ouvre bien plus lentement que sa voisine ou déclenche une alarme de temps de course après que quelqu'un a « juste touché la molette ». Dans la liste de pièces ou sur le schéma d'instrumentation, le petit raccord placé sur l'orifice de l'actionneur s'appelle supikon. C'est l'abréviation japonaise de « speed controller » : un limiteur de débit unidirectionnel qui étrangle l'air entrant dans l'actionneur ou en sortant, et fixe ainsi la vitesse d'ouverture et de fermeture de la vanne.
Les sites s'en servent pour amortir les chocs dans les tuyauteries et pour garder en phase une séquence de vannes et de machines. Ralentir une vanne n'est pas toujours sans risque : une vanne d'arrêt d'urgence qui doit se fermer dans un temps imposé peut devenir non conforme si elle est trop étranglée.
Le choix ne se limite pas au nombre de secondes de la course : il faut aussi décider dans quel sens du flux d'air on étrangle. Ce guide présente le fonctionnement du limiteur de débit, le réglage à l'échappement (meter-out) et à l'admission (meter-in), les actionneurs simple effet à ressort de rappel et double effet, les données à consigner lors d'un réglage, et les questions à poser au fournisseur japonais.
Sommaire
- Rôle du limiteur de débit sur une vanne pneumatique
- Réglage à l'échappement ou à l'admission
- Actionneurs à ressort de rappel et double effet
- Pourquoi contrôler la vitesse d'une vanne, et quand ralentir est une erreur
- Choisir un limiteur de débit
- Mesurer le temps de course : ouverture, fermeture et perte d'air
- Après le réglage : le bloquer, et ne jamais l'utiliser pour isoler
- Liste de contrôle des temps de course et questions au fournisseur japonais
- Limites de ce guide
- FAQ
- Sources
Rôle du limiteur de débit sur une vanne pneumatique
Une vanne automatique pneumatique utilise un actionneur pour transformer l'énergie de l'air comprimé en mouvement rotatif ou linéaire, qui ouvre et ferme la vanne. Dans l'installation type, une électrovanne (électrodistributeur) commute le circuit d'air, et un limiteur de débit placé sur ce circuit étrangle l'écoulement.
L'électrovanne ne fait que commuter entre alimentation et échappement ; elle n'est pas conçue pour régler finement la vitesse de la vanne. La vitesse réelle dépend de la pression d'alimentation, de la résistance des tuyaux, du débit de l'électrovanne, ainsi que du volume et de la charge de l'actionneur.
La pression et la qualité de l'air instrument comptent aussi. Considérez l'ensemble, de la source d'air à l'orifice d'échappement, comme un seul système, et pas seulement le réglage du limiteur de débit.
Les termes suivants reviennent souvent sur les schémas et les documents d'un fournisseur japonais. Le tableau donne leur sens en français.
| Terme japonais (romaji) | Sens |
|---|---|
| supikon (« speed controller ») | Limiteur de débit unidirectionnel : réducteur de débit réglable avec clapet anti-retour intégré |
| meta auto | Réglage à l'échappement (meter-out) : étrangle l'air qui sort de l'actionneur |
| meta in | Réglage à l'admission (meter-in) : étrangle l'air qui entre dans l'actionneur |
| tando / supuringu ritan | Simple effet / à ressort de rappel (spring-return) |
| fukudo | Double effet |
| denjiben | Électrovanne (électrodistributeur) |
| keiso-yo kuki | Air instrument |
| zan-atsu | Pression résiduelle piégée dans les tuyaux ou dans l'actionneur |
| jutai | Alarme de dépassement du temps de course d'une vanne |
À l'intérieur : un pointeau et un clapet anti-retour
Un limiteur de débit courant associe un pointeau, qui modifie la section de passage, et un clapet anti-retour. Dans le sens réglé, le clapet se ferme et tout l'air doit passer par le pointeau. Dans le sens inverse, le clapet s'ouvre et laisse un contournement : l'air circule beaucoup plus librement.
Figure 1 : débit réglé par le pointeau, passage libre par le clapet anti-retour
Schéma de principe où les deux voies parallèles sont mises à plat. Ce n'est ni une coupe réelle ni un symbole normalisé (NF EN ISO 1219-1).
La voie libre offre elle aussi une certaine résistance. Le sens réglé dépend du modèle (admission ou échappement) et du montage.
Tourner la molette déplace le pointeau et modifie la section de passage effective. Sur une partie de la plage, un petit changement d'ouverture modifie beaucoup le débit : le nombre de tours et le temps de course ne sont donc pas proportionnels.
Deux modèles presque identiques à l'œil peuvent régler des sens opposés. Comparez le marquage du corps avec le schéma du circuit et suivez le trajet de l'air avant le montage ; c'est le point de départ pour régler la vitesse d'ouverture ou de fermeture voulue.
Réglage à l'échappement ou à l'admission
Le réglage à l'échappement (meter-out) étrangle l'air qui sort de l'actionneur ; le réglage à l'admission (meter-in) étrangle l'air qui y entre. Pour distinguer les deux, regardez aussi où le limiteur de débit est monté.
Quand on alimente un côté d'un vérin double effet, l'air de l'autre côté est chassé. Le réglage à l'échappement étrangle cette évacuation et crée une contre-pression, ce qui en fait une méthode courante pour stabiliser la vitesse d'un vérin.
Figure 2 : sur un actionneur double effet, on règle l'air chassé
Écoulement à l'instant où le piston se déplace vers la droite. À la course retour, les côtés alimentation et échappement s'inversent.
Cette figure explique l'écoulement avec deux limiteurs de débit et un distributeur de commutation ; ce n'est pas une instruction de tuyauterie pour un produit donné. À basse vitesse, ou avec une pression résiduelle ou certaines charges, un autre circuit peut être nécessaire.
Les modèles « en ligne » se placent au milieu du tuyau, d'autres se vissent directement sur l'orifice de l'actionneur, et le sens du flux ne se lit pas de la même façon sur les uns et les autres. Si l'on remplace des pièces d'après leur seul aspect, le sens libre et le sens réglé peuvent se retrouver inversés. La notice SMC de ses limiteurs en ligne avertit qu'un montage à l'envers est dangereux : le pointeau ne règle plus la vitesse et l'actionneur peut démarrer brusquement.
Certains circuits utilisent des modèles qui règlent à la fois l'alimentation et l'échappement. Comme le démarrage à basse vitesse et la charge influencent aussi le mouvement, partez des exemples de circuit du fabricant de l'actionneur et choisissez les composants qui donnent le mouvement voulu.
Actionneurs à ressort de rappel et double effet
Un actionneur simple effet à ressort de rappel (spring-return) se déplace dans un sens sous la pression de l'air et revient dans l'autre sous la force du ressort. Il peut être « air pour ouvrir, ressort pour fermer » ou l'inverse ; le choix suit la position que la vanne doit prendre en cas de perte d'air.
Figure 3 : avec un ressort de rappel, la facilité d'évacuation de l'air influe sur la vitesse de retour
Coupe de principe d'un vérin simple effet. Le sens réel d'ouverture ou de fermeture de la vanne dépend de la combinaison des mécanismes.
Un actionneur double effet utilise l'air à la fois pour ouvrir et pour fermer, l'électrovanne commutant l'alimentation et l'échappement. Toutes les vannes automatiques n'ont pas de ressort ; commencez donc par lire le mode d'entraînement dans la spécification.
Un seul limiteur de débit à un sens ne permet pas forcément de régler séparément les vitesses d'ouverture et de fermeture. Pour ajuster chaque course d'un actionneur simple effet, il faut une disposition adaptée, par exemple un circuit qui traite à la fois l'alimentation et l'échappement.
Pourquoi contrôler la vitesse d'une vanne, et quand ralentir est une erreur
L'objectif principal est de laisser à la vanne le temps de s'ouvrir et de se fermer pour que le fluide et l'installation ne subissent pas de variation brutale. En fonctionnement normal, le réglage réduit les chocs dans la tuyauterie ; en situation anormale, il doit encore respecter le temps de fermeture exigé.
Circuits de liquide : fermeture rapide et coup de bélier
Lorsqu'une vanne se ferme brutalement sur une ligne d'eau, d'huile ou d'un autre liquide, la variation de vitesse d'écoulement provoque une variation de pression. Selon la longueur de la conduite, la vitesse et la façon dont la vanne se ferme, cela peut devenir un coup de bélier, un choc important pour les équipements et les supports de tuyauterie.
Un limiteur de débit ralentit la vanne, mais cela ne règle pas à lui seul toutes les surpressions. L'arrêt d'une pompe, un retour de fluide ou des différences de hauteur dans le réseau peuvent aussi provoquer un choc ; séparez donc les causes selon la situation dans laquelle il se produit.
Cela vaut en particulier pour les vannes rotatives (à boisseau sphérique, à papillon) : même si l'obturateur tourne à vitesse constante, le débit ne varie pas forcément à vitesse constante. Jugez le temps de course en tenant compte de la caractéristique de débit de la vanne, y compris près de la position fermée.
Réseaux vapeur : condensats et condensation brutale
Si l'on envoie d'un seul coup beaucoup de vapeur dans une conduite froide, il se forme de grandes quantités de condensats pendant la montée en température. Cette eau peut être projetée à grande vitesse par la vapeur, ou la vapeur peut se condenser brutalement ; dans les deux cas, l'impact peut être violent.
Figure 4 : le choc qu'on traite par la vitesse de la vanne et celui qu'on traite par le drainage
Évaluer le mouvement de fermeture avec l'ensemble de la tuyauterie.
Examiner la montée en température, le drainage et l'état de la tuyauterie, pas seulement la manœuvre de la vanne.
Ne traitez pas la fermeture rapide sur un liquide et la condensation brutale de la vapeur comme un même problème d'inertie. Des causes différentes appellent des remèdes différents.
Ouvrir la vanne lentement pour limiter le débit initial de vapeur est l'une des mesures à la montée en température. Évacuer les condensats pour qu'aucune eau ne s'accumule dans la ligne est tout aussi important pour éviter le coup de bélier de vapeur.
Lorsque le coup de bélier est dû à une condensation brutale, le problème peut persister même avec une ouverture lente. Avant de ralentir la vanne qui claque, repérez l'origine du bruit et vérifiez l'accumulation de condensats, l'état des purgeurs et celui de la tuyauterie.
Séquences : la vitesse n'est pas un verrouillage
Sur un équipement qui manœuvre plusieurs vannes et machines dans l'ordre, des vitesses régulières maintiennent des conditions régulières pour l'étape suivante. Si l'on traite l'ordre d'ouverture et le signal « vanne ouverte » séparément, on voit combien de temps la vanne met réellement.
Même en simple commande tout ou rien, le mécanisme met un certain temps à se déplacer. Associez l'ordre à la détection de position par des fins de course pour distinguer « commandé » et « fait ». Si la confirmation n'arrive pas à temps, le système de commande peut lever une alarme de dépassement du temps de course, appelée jutai sur de nombreux systèmes japonais.
Ralentir la vanne avec un limiteur de débit ne garantit pas la séquence électrique. Les conditions qui autorisent le démarrage de la machine suivante doivent être conçues à part, sous forme de verrouillages dans le système de commande.
Choisir un limiteur de débit
Avant de décider d'en monter un, listez les temps normaux d'ouverture et de fermeture et le mouvement exigé en situation anormale. Si la même vanne doit se fermer doucement pour éviter le coup de bélier mais aussi rapidement pour arrêter un danger, traitez les deux exigences à l'échelle du circuit complet.

Vérifiez d'abord le diamètre de raccordement, la plage de réglage du débit, la pression et la température de service, et le sens du flux réglé. Deux pièces au même filetage peuvent avoir des caractéristiques de débit différentes : lors d'un remplacement, comparez la spécification jusqu'aux derniers caractères de la référence.
Un débit nominal plus élevé ne facilite pas le réglage fin de la vitesse. Si la pièce est surdimensionnée par rapport au débit voulu, toute la plage utile se concentre sur une zone étroite de la molette ; comparez aussi des modèles adaptés aux basses vitesses.
Le débit d'air des catalogues est parfois exprimé après conversion à des conditions de pression et de température de référence. Avant de diviser le volume interne de l'actionneur par ce débit, assurez-vous que les conditions de référence et les pressions d'alimentation et d'échappement sont cohérentes.
L'air resté dans les tuyaux est encore sous pression. Couper l'alimentation et décharger la pression résiduelle sont deux opérations distinctes, et l'équipement doit être isolé selon la procédure de consignation de votre site avant toute intervention dans la zone de mouvement. Les notices SMC avertissent aussi qu'un actionneur peut bouger brusquement à cause de la pression résiduelle ; la norme NF EN ISO 4414 (sécurité des transmissions pneumatiques) sert de référence générale, et la réglementation locale de santé-sécurité s'applique.
Près des vannes vapeur, la température ambiante autour des composants pneumatiques est une condition de choix, au même titre que le fluide du procédé. Tenez compte de la chaleur conduite par la vanne et de la distance aux tuyauteries chaudes, et placez les composants et les tuyaux là où ils restent dans leur plage admissible.
Ni détendeur, ni positionneur
Un détendeur fixe la pression de l'air ; un limiteur de débit modifie la facilité avec laquelle l'air circule. Baisser la pression d'alimentation pour ralentir une vanne peut aussi retirer la force dont l'actionneur a besoin : gardez donc les deux rôles séparés.
Un positionneur compare l'ordre à la position réelle de la vanne et l'amène à l'ouverture visée. La régulation de position par un positionneur et le réglage de vitesse par un limiteur de débit peuvent coexister dans le même circuit d'air, mais ils remplissent des fonctions différentes.
Par exemple, quand un signal 4–20 mA fixe l'ouverture de la vanne, le limiteur de débit ne reçoit pas ce courant et n'arrête pas la vanne à une position cible. Un étranglement excessif modifie aussi la réponse de la vanne : sur une vanne de régulation, évaluez-le comme un élément de la boucle de régulation.
Le Cv, qui exprime la facilité de passage du fluide du procédé dans la vanne, est une grandeur différente du débit d'air du limiteur. Une grande vanne n'exige pas automatiquement un grand limiteur de débit ; dimensionnez le circuit d'air d'après le volume de l'actionneur et le temps de course exigé.
Mesurer le temps de course : ouverture, fermeture et perte d'air
Pendant la mise en service, décidez quel ordre déclenche le chronomètre et ce qui compte comme « terminé » avant d'enregistrer les temps de course. Décomposer le temps en délai avant le début du mouvement, déplacement proprement dit et arrivée du signal de fin de course facilite la recherche des causes.
Figure 5 : quelle partie de « l'ordre à la fin » mesurez-vous ?
Un exemple de chronogramme. Mesurez séparément l'ouverture et la fermeture, et consignez le signal et les conditions utilisés.
Schéma sans échelle de temps ; les courbes ne sont pas des enregistrements mesurés. Selon le réglage du détecteur, le signal de fin de course peut arriver avant la fin réelle du déplacement. Le signal « fermé » et l'aptitude du siège à arrêter le fluide se jugent séparément.
Le même réglage peut donner une course différente si la pression d'alimentation ou la pression différentielle du procédé change. Consignez les pressions, l'état de l'équipement et la position de la molette avec les temps ; cet enregistrement permet de comparer avant et après maintenance.
Mesurez la pression d'alimentation pendant le mouvement de la vanne, et pas seulement à l'arrêt. Si elle ne chute que lorsque plusieurs appareils fonctionnent en même temps, examinez la capacité d'alimentation en amont avant de toucher au limiteur de débit.
Comparez aussi la première course après décharge de la pression résiduelle avec des courses enchaînées. Si le côté échappement n'est pas sous pression au début de la première course, la contre-pression du réglage à l'échappement ne s'est pas encore établie et l'actionneur peut partir brusquement sur cette course seulement.
L'endroit où le signal de fin de course bascule dépend du réglage du contacteur ou du capteur, et peut ne pas coïncider exactement avec la butée mécanique. Confirmer le signal « fermé » et confirmer que le siège arrête bien le fluide comme exigé sont deux vérifications différentes, chacune avec son propre essai.
Consignez la référence du modèle, l'emplacement du montage, le diamètre des tuyaux, les temps d'ouverture et de fermeture, et le mode de blocage du réglage. Si la maintenance modifie la longueur des tuyaux ou les composants d'échappement, ne vous contentez pas de remettre la molette à son ancienne position : mesurez de nouveau dans les mêmes conditions.
Sur les actionneurs à ressort de rappel, vérifiez séparément la manœuvre normale par l'électrovanne et le comportement en cas de perte d'air. Même avec un ressort de rappel, une restriction à l'échappement ralentit la course, et dans un circuit où l'air peut rester piégé, la vanne peut ne pas revenir du tout. Vérifiez qu'un chemin d'échappement existe en cas de perte d'alimentation et que la vanne se déplace dans le temps exigé.
Après le réglage : le bloquer, et ne jamais l'utiliser pour isoler
Ne réglez qu'une fois les risques liés aux pièces en mouvement et à la pression résiduelle maîtrisés, et suivez la notice du produit. Après une modification, testez la course d'ouverture et la course de fermeture, puis bloquez le réglage avec le contre-écrou ou la méthode prévue. SMC précise qu'un contre-écrou desserré peut modifier la vitesse de l'actionneur.
Un limiteur de débit courant sert à régler un débit, pas à couper l'air. La notice SMC de ses limiteurs en ligne indique qu'ils ne peuvent pas servir de vannes d'arrêt à fuite nulle, qu'une certaine fuite est admise par la spécification, et que serrer le pointeau pour arrêter complètement le débit peut endommager le produit.
Si une vanne est devenue lente, un réglage modifié n'est qu'une possibilité parmi d'autres : une pression d'air trop basse et un orifice d'échappement bouché en sont deux autres. Contrôlez tout le trajet, raccords, tuyaux, silencieux et électrovanne compris, pour trouver les résistances situées en dehors du limiteur de débit.
Si la vanne ne démarre pas puis saute brusquement, regardez aussi les frottements de la vanne et la marge d'effort de l'actionneur. Ne vous arrêtez pas à ouvrir davantage le limiteur de débit : vérifiez la pression d'alimentation, le dimensionnement de l'actionneur et l'état mécanique de la vanne.
Le tableau classe quelques symptômes et les points à contrôler séparément.
| Ce que vous constatez | À contrôler séparément |
|---|---|
| Seule la vitesse d'ouverture a changé | Sens du débit réglé ; trajets d'alimentation et d'échappement |
| Lente dans les deux sens | Pression d'alimentation, résistance des tuyaux, alimentation en air commune |
| Départ brusque uniquement à la première course | Pression résiduelle, charge, conditions du circuit au démarrage |
| La vitesse dérive quelque temps après le réglage | Blocage du réglage, conditions de l'air, composants d'échappement |
Liste de contrôle des temps de course et questions au fournisseur japonais
Fiche d'enregistrement par vanne
- Repère de la vanne, type d'actionneur (à ressort de rappel ou double effet) et position exigée en cas de perte d'air
- Référence du limiteur de débit, emplacement du montage (en ligne ou sur l'orifice) et sens réglé (admission ou échappement)
- Diamètre et longueur des tuyaux, référence de l'électrovanne, silencieux ou composants d'échappement
- Pression d'alimentation à l'arrêt et pendant la course
- Conditions du procédé lors de l'essai (pression différentielle, température, ligne pleine ou vide)
- Temps d'ouverture et de fermeture, avec le signal de départ et le signal de fin utilisés pour chacun
- Première course après dépressurisation et courses répétées
- Temps de course en cas de perte d'air (vannes à ressort de rappel) et temps maximal exigé
- Position de la molette, mode de blocage du réglage ; qui a réglé, et quand
Questions à poser côté japonais
- Quels temps d'ouverture et de fermeture sont exigés pour cette vanne, et sur quelle base (coup de bélier, séquence, arrêt d'urgence) ?
- Existe-t-il un temps de fermeture maximal pour l'arrêt d'urgence ou la perte d'air, et comment a-t-il été vérifié ?
- Quel modèle de limiteur de débit est monté, à l'admission ou à l'échappement ? Où exactement est-il monté ?
- Pouvez-vous envoyer le schéma pneumatique de l'actionneur, avec l'électrovanne, les limiteurs de débit et les composants d'échappement ?
- Quels temps de course et quelle pression d'alimentation ont été relevés aux essais de réception en usine (FAT) ou à la mise en service ?
- Quelle est la temporisation de l'alarme de course (jutai) pour cette vanne, et doit-elle changer si le temps de course change ?
Modèle de message au fournisseur
Objet : Vanne [repère] – réglage du limiteur de débit (supikon) et temps de course exigé
Bonjour [nom],
Nous devons régler le limiteur de débit (supikon) de la vanne [repère] de l'unité [unité]. La vanne [s'ouvre/se ferme] actuellement en [durée], à une pression d'alimentation de [valeur]. Avant toute modification, pourriez-vous nous transmettre :
1. Les temps d'ouverture et de fermeture exigés, et leur justification
2. Le temps de fermeture maximal éventuel pour l'arrêt d'urgence ou la perte d'air
3. Le schéma pneumatique et la référence du limiteur de débit (admission ou échappement)
4. Les temps de course relevés au FAT ou à la mise en service
5. La temporisation de l'alarme de course (jutai) de cette vanne
Cordialement,
[votre nom]
Limites de ce guide
- La construction, le sens réglé et les conditions d'emploi admises varient selon le fabricant et le modèle. Le catalogue et la notice du produit prévalent.
- Les figures sont des schémas de principe, pas des schémas de circuit ni des instructions de tuyauterie. Utilisez les exemples de circuit du fabricant de l'actionneur et les plans du fournisseur.
- Les temps de course exigés, surtout pour l'arrêt d'urgence, relèvent de la conception et du référentiel de sécurité du site. Ce guide indique quoi vérifier et à qui demander, pas comment les fixer.
- L'isolation, la décharge de pression et le travail dans la zone de mouvement suivent les procédures de votre site et la réglementation locale (en France comme au Maroc, les règles de santé-sécurité en vigueur). Les correspondances avec les normes NF EN ISO 4414 et NF EN ISO 1219-1 sont à confirmer avec le fournisseur.
- Le coup de bélier, de liquide comme de vapeur, a plusieurs causes. La vitesse de la vanne n'en est qu'une.
FAQ
Une vanne automatique pneumatique a-t-elle toujours besoin d'un limiteur de débit ?
Non. La nécessité dépend des temps de course exigés et des conditions du fluide et de l'installation. C'est un moyen utile d'éviter une ouverture ou une fermeture brutale, mais le circuit et le réglage ne doivent pas compromettre une action d'urgence que la vanne doit assurer.
Un seul limiteur de débit peut-il régler à la fois l'ouverture et la fermeture ?
Pas forcément. Un modèle courant à un sens ne règle qu'un sens d'écoulement et ne permet donc pas toujours de fixer séparément l'ouverture et la fermeture. Vérifiez si l'actionneur est à simple ou double effet et où la pièce est montée, et choisissez un dispositif qui traite l'alimentation et l'échappement si vous avez besoin des deux.
Le réglage à l'échappement donne-t-il toujours un mouvement régulier ?
Non. Il est courant pour régler la vitesse des vérins, mais les basses vitesses, la première course, la pression résiduelle et la charge modifient le mouvement de l'actionneur. Vérifiez la plage de vitesse exigée et le circuit dans la documentation du fabricant, et incluez la première course dans vos essais.
Ralentir la vanne supprime-t-il le coup de bélier de vapeur ?
Pas toujours. Une ouverture lente aide à limiter le débit pendant la montée en température, mais le réglage de vitesse seul peut ne pas arrêter un coup de bélier dû à une condensation brutale. Repérez où les condensats se forment et s'accumulent, contrôlez le drainage et la tuyauterie, et traitez la cause réelle.
Puis-je couper l'air en fermant complètement le limiteur de débit ?
Non. Les limiteurs de débit peuvent présenter une fuite par conception : ils ne peuvent pas servir d'organes d'isolement pour un travail en sécurité. Utilisez la coupure d'alimentation et la décharge de pression résiduelle prévues, et ne comptez jamais sur un pointeau serré à la place.
Sources
- Pas une vanne d'arrêt, sens de montage, contre-écrou : SMC, notice du limiteur de débit à raccord instantané (type en ligne) (en anglais)
- Pression résiduelle et mouvement brusque de l'actionneur : SMC, notice du limiteur de débit série ASP avec clapet anti-retour piloté (en anglais)
- Précautions de sécurité des limiteurs de débit : SMC, notice du limiteur de débit en acier inoxydable ASG (en japonais)
- Construction et types de modèles : SMC, catalogue des limiteurs de débit AS-M (en japonais)
- Choix entre admission et échappement : Nitta, FAQ sur le réglage à l'admission et à l'échappement (en japonais)
- Circuits et caractéristiques de débit : CKD, catalogue SCL2/SCD2 (en japonais) et notice SCL2/SCD2 (en japonais)
- Construction des actionneurs pneumatiques : KITZ, catalogue des petites vannes automatiques J-301=59 (en japonais)
- Accessoires et circuits d'air des vannes automatiques : KITZ, catalogue des vannes automatiques J-350=50 (en japonais)
- Principe du positionneur et retour de position : SMC, catalogue du positionneur électropneumatique (en japonais)
- Coup de bélier dans les réseaux vapeur et condensats : TLV, coup de bélier dans les conduites de transport de condensats (en anglais) ; mécanisme (en japonais), contre-mesures (en japonais), démarrage et arrêt de l'envoi de vapeur (en japonais)
Article original en japonaisCe guide est adapté d’un article de MONOSCOPE écrit pour les lecteurs au Japon : スピコンとは?自動弁の開閉速度を調整する仕組みと使い方


