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202626/10

Cuve sous vide : récipient sous pression ? Classes au Japon

Plans et spécificationsMis à jour le 26/10/202622 min de lecture

Un fournisseur japonais vous propose un sécheur sous vide ou une cuve de mélange à double enveloppe pour votre usine au Japon. La fiche technique indique « −0,1 MPaG », et la lettre d'accompagnement porte une mention du type 第一種圧力容器 非該当 (dai-isshu atsuryoku yoki higaitō), c'est-à-dire « n'est pas un récipient sous pression de classe 1 ». Votre service HSE vous demande si c'est exact, et si la cuve peut réellement être mise sous vide.

Réponse courte : un récipient ne devient pas un récipient sous pression au sens de la loi japonaise sur la sécurité et l'hygiène du travail (Rōdō anzen eisei hō) du seul fait qu'il fonctionne sous vide. Le classement dépend de ce que fait le récipient (chauffer, faire réagir, séparer ou contenir un liquide chaud), de la pression relative positive maximale qu'il subit et de sa taille. Une double enveloppe à la vapeur, un transfert sous pression d'azote ou une stérilisation à la vapeur peuvent faire entrer une partie de l'équipement dans une classe réglementée, même si le côté produit ne voit jamais que du vide.

La question réglementaire et la question de résistance sont deux questions distinctes. Une cuve hors du champ de la réglementation doit tout de même résister à l'atmosphère qui la comprime de l'extérieur : un réservoir fermé conçu pour la pression atmosphérique ne peut donc pas simplement être mis sous vide. Ce guide présente les classes japonaises, puis la tenue à la pression extérieure, avant de terminer sur ce qu'il faut transmettre au fournisseur et sur un exemple de demande de prix.

Sommaire
  1. Pression relative et pression absolue sur les plans japonais
  2. Comment le Japon classe les récipients sous pression
  3. Cuves à double enveloppe : classer séparément l'enveloppe et la cuve intérieure
  4. Les étapes sous pression positive cachées dans un procédé « sous vide »
  5. Tenue au vide et tenue à la pression interne : deux choses différentes
  6. Ce qu'il faut transmettre au fournisseur japonais
  7. Et en France ou au Maroc ?
  8. Limites de ce guide
  9. FAQ
  10. Sources

Pression relative et pression absolue sur les plans japonais

Avant d'appliquer la moindre définition, ramenez toutes les pressions à la même base. La pression relative prend l'atmosphère ambiante pour zéro ; la pression absolue prend le vide parfait pour zéro. Les plans japonais notent la pression relative « MPaG » et la pression absolue « kPa abs » ou « MPa abs ». Un même vide donne deux valeurs différentes, et les seuils réglementaires ci-dessous sont tous des pressions relatives positives : confondre les deux conduit à une mauvaise classe.

Figure 1 : un même vide lu en pression absolue et en pression relative

Avec un milieu ambiant à 101,3 kPa, une pression intérieure de 20,0 kPa abs correspond à −81,3 kPa en pression relative.

Sur petit écran, faites défiler la figure horizontalement.

020,0101,3Positif−101,3−81,30+81,3 kPa sous l'atmosphèreVide parfaitPression atmosphériqueHaut : absolue [kPa] Bas : relative [kPa]

Échelle à titre d'illustration. La pression atmosphérique réelle varie avec l'altitude et la météo.

Avec un milieu ambiant à 101,3 kPa (1,013 bar) et un récipient à 20,0 kPa abs (0,2 bar abs), la pression relative se calcule comme suit. Une pression relative négative signifie seulement « inférieure à l'atmosphère » : la pression absolue, elle, ne descend jamais sous zéro.

Conversion de la pression absolue en pression relative
Prel = Pabs − Patm
= 20,0 − 101,3 = −81,3 kPa
Prel : pression relative ; Pabs : pression absolue ; Patm : pression atmosphérique ambiante (toutes en kPa). Valeurs illustratives.

Quand un document indique « −0,08 MPaG » et un autre « 20 kPa abs », convertissez les deux dans la même unité et sur la même base avant de les comparer. Vérifiez aussi l'étendue de mesure du manomètre dans sa fiche technique, et assurez-vous que l'affichage correspond à son type et à son principe de mesure.

Comment le Japon classe les récipients sous pression

Au Japon, « récipient sous pression » au sens juridique désigne les classes définies par le décret d'application de la loi sur la sécurité et l'hygiène du travail (Rōdō anzen eisei hō shikō-rei), article 1, points 5 à 7. La classe d'un récipient découle de ces définitions, pas du nom que lui donne le catalogue. Voici les quatre termes que vous rencontrerez sur les documents japonais :

  • Dai-isshu atsuryoku yoki (第一種圧力容器) : récipient sous pression de classe 1
  • Kogata atsuryoku yoki (小型圧力容器) : petit récipient sous pression, sous-ensemble plus petit de la classe 1 soumis à des exigences allégées
  • Dai-nishu atsuryoku yoki (第二種圧力容器) : récipient sous pression de classe 2, pour les gaz sous pression
  • Kan'i yoki (簡易容器) : « récipient simplifié », récipient hors classe 1 et classe 2 qui répond aux conditions précises de l'article 13, alinéa 3, point 26 ou 27 du décret. Ce n'est pas un terme fourre-tout pour tous les récipients non réglementés.

Deux précautions de vocabulaire pour un lecteur européen. Les « classes » japonaises ne correspondent pas aux catégories I à IV de la directive 2014/68/UE (DESP), et le kan'i yoki n'a rien à voir avec les « récipients sous pression simples » de la directive 2014/29/UE.

Les chaudières, qui fournissent vapeur ou eau chaude à d'autres équipements, sont classées à part et ne sont pas traitées ici. La Japan Boiler Association publie une présentation d'ensemble du classement des chaudières et des récipients sous pression (en japonais).

Classe 1 : définie par ce qui se passe à l'intérieur

La classe 1 part de la fonction du récipient, pas d'une valeur de pression. Le décret énumère quatre types (notés i, ro, ha et ni en japonais, soit l'équivalent de a, b, c, d), puis en retire les petits récipients.

Figure 2 : les quatre types de la classe 1 et leurs conditions de pression

Les types (a) à (c) exigent que l'intérieur soit au-dessus de la pression atmosphérique. Le type (d) est défini par la température du liquide.

TypeCe qui se passe dans le récipientCondition de la définition
(a) ChauffageReçoit de la vapeur ou un autre fluide caloporteur (ou génère de la vapeur) pour chauffer un solide ou un liquidePression intérieure supérieure à la pression atmosphérique ; hors (b) et (c)
(b) RéactionUne réaction dans le récipient produit de la vapeurPression intérieure supérieure à la pression atmosphérique
(c) SéparationChauffe un liquide pour produire de la vapeur et séparer ses constituantsPression intérieure supérieure à la pression atmosphérique
(d) Liquide chaudContient un liquide plus chaud qu'une température donnée (hors (a) à (c))Température du liquide supérieure à son point d'ébullition à la pression atmosphérique

Résumé de l'article 1, point 5 du décret d'application de la loi sur la sécurité et l'hygiène du travail. Les exclusions de taille et de produit pression × volume s'appliquent ensuite, séparément.

Pour le type (d), comparez la température du liquide à son point d'ébullition à la pression atmosphérique, et non à son point d'ébullition à la pression de service. Pour un mélange, la composition compte. Quel que soit le type applicable, ce sont les exclusions de taille ci-dessous qui fixent la classe finale.

Exclusions de taille et petits récipients sous pression

Un récipient qui correspond à l'un des quatre types est tout de même exclu de la classe 1 s'il est assez petit. Les exclusions comprennent :

  • une pression relative de 0,1 MPa (1 bar) ou moins et un volume intérieur de 0,04 m³ (40 L) ou moins
  • une pression relative de 0,1 MPa ou moins et une virole de diamètre intérieur de 200 mm ou moins pour une longueur de 1 000 mm ou moins
  • un produit pression relative maximale (en MPa) × volume intérieur (en m³) de 0,004 ou moins

C'est pourquoi un récipient de type (d) utilisé uniquement sous vide n'est pas de classe 1. Si la pression relative maximale en service est de 0 MPa, le produit pression × volume vaut aussi 0, ce qui relève de l'exclusion à 0,004. Ne reportez pas la profondeur du vide (par exemple 0,08 MPa) comme s'il s'agissait d'une pression positive. Une double enveloppe distincte ou une étape sous pression positive s'évalue selon ses propres conditions.

Dans la classe 1, un petit récipient sous pression (kogata atsuryoku yoki) répond à l'une des deux conditions suivantes :

  • pression relative de 0,1 MPa ou moins, et soit un volume intérieur de 0,2 m³ (200 L) ou moins, soit une virole de diamètre intérieur de 500 mm ou moins pour une longueur de 1 000 mm ou moins
  • pression relative maximale (MPa) × volume intérieur (m³) de 0,02 ou moins

La seconde condition est autonome : le récipient n'a pas besoin, en plus, d'être à 0,1 MPa ou moins. Par exemple, un récipient d'un type de classe 1 avec une pression relative maximale de 0,20 MPa (2 bar) et un volume de 0,080 m³ donne un produit de 0,016 : il entre dans la catégorie des petits récipients.

Exemple : contrôle du produit pression × volume pour un petit récipient sous pression
P × V = 0,20 × 0,080 = 0,016 ≤ 0,02
P : pression relative maximale en service, en MPa ; V : volume intérieur, en m³. À n'utiliser qu'après les contrôles de type et d'exclusion. Ce produit ne dit rien de la tenue du récipient au vide.

Les petits récipients et les récipients simplifiés suivent des procédures plus légères que la classe 1, mais ils ont leurs propres exigences. Les petits récipients sous pression requièrent un examen individuel (kobetsu kentei). Certains récipients de chauffage sortis de la classe 1 peuvent relever du point 26 comme récipients simplifiés, couverts par la norme de construction des chaudières simplifiées et équipements associés (簡易ボイラー等構造規格, Kan'i boirā-tō kōzō kikaku). Le point 26 a ses propres limites d'exclusion, différentes de celles de la classe 1 : ne reprenez pas les valeurs 0,04 m³ et 0,004. « Contrôle allégé » ne veut pas dire « pas de règles de conception ».

Classe 2 : gaz contenu à 0,2 MPa relatifs ou plus

Un récipient sous pression de classe 2 contient un gaz à une pression relative de 0,2 MPa (2 bar) ou plus et n'est pas de classe 1. Il doit aussi remplir une condition de taille : volume intérieur de 0,04 m³ ou plus, ou virole de diamètre intérieur de 200 mm ou plus pour une longueur de 1 000 mm ou plus. L'une ou l'autre condition de taille suffit.

Une cuve à température ambiante qui ne contient du gaz que sous vide n'atteint jamais la condition de 0,2 MPa. En revanche, un réservoir d'air qui n'est pas de classe 1, fonctionne à 0,20 MPa relatifs et contient 0,050 m³ remplit les deux conditions. Si une cuve normalement sous vide est mise en pression pour chasser le produit, cette étape compte.

Les récipients à gaz hors classe 2 peuvent encore être des récipients simplifiés au titre du point 27, qui couvre le gaz au-dessus de la pression atmosphérique avec des conditions comprenant un volume intérieur supérieur à 0,1 m³. « Moins de 0,2 MPa » ne signifie donc pas automatiquement « non réglementé ». À l'inverse, un grand volume seul ne fait pas entrer sous le point 27 une cuve d'air à température ambiante utilisée uniquement sous vide : la condition de pression positive passe en premier.

Le décret exclut aussi certains équipements relevant d'autres lois, comme la loi sur la sécurité du gaz haute pression ou la loi sur les entreprises d'électricité, ainsi que les équipements de carburant des navires et des véhicules. Pour tout cas dans cette zone grise, demandez au fournisseur quelle loi et quel point il a appliqués.

Cuves à double enveloppe : classer séparément l'enveloppe et la cuve intérieure

Une double enveloppe (jacket) est une paroi extérieure autour de la cuve, parcourue par de la vapeur ou de l'eau chaude. Le côté produit peut être sous vide pendant que le côté vapeur est sous pression positive : appeler l'ensemble « équipement sous vide » ne règle donc pas la question du classement.

Figure 3 : cuve intérieure sous vide avec double enveloppe vapeur sous pression

La paroi commune supporte la différence entre les pressions absolues du côté vapeur et du côté produit.

Côté produit20,0 kPa absVers pompe à videEntrée vapeur0,30 MPa gCondensatsOrange : enveloppeParoi commune : 0,4013 − 0,0200 = 0,3813 MPa

Illustration avec une pression ambiante de 0,1013 MPa. Pour un équipement réel, la classe réglementaire, le volume à évaluer et la température de calcul dépendent de sa construction et de son usage.

Dans cet exemple, l'enveloppe est à 0,4013 MPa abs (0,30 MPa relatifs, soit 3 bar g) et le côté produit à 0,0200 MPa abs. La paroi commune est poussée vers l'intérieur par 0,3813 MPa (environ 3,8 bar), une charge supérieure à celle que lui imposerait la seule atmosphère.

Donnez au fournisseur la pression, la température et le volume de la cuve intérieure et de l'enveloppe séparément, y compris le cas où un seul côté est sous pression. Demandez-lui d'indiquer le classement réglementaire et le contrôle de résistance de la paroi commune dans deux rubriques distinctes : le périmètre de l'offre sera alors clair.

Les étapes sous pression positive cachées dans un procédé « sous vide »

Les étapes les plus souvent oubliées sont la casse du vide à l'azote, le transfert sous pression, le nettoyage et la stérilisation. Lorsque l'alimentation en azote ou en vapeur est à haute pression, la spécification doit dire si le récipient revient seulement à la pression atmosphérique ou s'il est maintenu au-dessus, et comment la pression est réduite, coupée ou limitée.

Abaisser le tarage de la soupape de sûreté ne change pas, à lui seul, la classe d'un récipient. L'ordonnance sur la sécurité des chaudières et des récipients sous pression (Boirā oyobi atsuryoku yoki anzen kisoku) définit la pression maximale d'utilisation (saikō shiyō atsuryoku) comme la pression relative la plus élevée que la structure permet, et non comme le tarage de la soupape. Faites correspondre la pression maximale admissible de la plaque signalétique et de la fiche technique avec le tarage et le débit de la soupape, et traitez le dimensionnement de la soupape comme un contrôle distinct de la résistance du récipient.

Tenue au vide et tenue à la pression interne : deux choses différentes

Fond bombé et pieds de support d'une cuve sous vide en acier inoxydable
Le fond et les supports d'une cuve sous vide (image)

Sous vide, la pression atmosphérique pousse vers l'intérieur sur les parois. Une virole cylindrique mince soumise à cette compression peut s'effondrer brusquement à partir d'une certaine charge. C'est le flambage : un mode de ruine différent de l'éclatement sous pression interne.

Une pression interne admissible de 0,2 MPa ne prouve pas qu'un récipient supporte le vide. La résistance à la pression extérieure dépend du diamètre de la virole, de sa longueur, de l'épaisseur de paroi et de la position des raidisseurs : vérifiez donc dans la note de calcul ou la fiche technique la valeur de vide annoncée.

La virole n'est pas la seule préoccupation. Les fonds plats ou couvercles fléchissent et les portées d'étanchéité se déforment. Même si le corps du récipient tient, un couvercle ou une tubulure déformé peut fuir, et la cuve n'atteindra pas le vide spécifié.

Figure 4 : un couvercle de 600 mm supporte environ 23 kN vers l'intérieur

La différence de pression de 81,3 kPa multipliée par la surface du couvercle. Ce n'est pas un calcul d'épaisseur ni de flambage.

Diam. 600 mmSurface 0,2827 m²Atmosphère 101,3 kPa absIntérieur20,0 kPa absCôté vide →Δp 81,3 kPa →

À gauche : vue de face. À droite : coupe au niveau du couvercle. Dimensions et pressions illustratives ; figure non à l'échelle.

Un couvercle rond de 0,600 m de diamètre a une surface d'environ 0,283 m². Multipliée par la différence de 81,3 kPa entre l'extérieur et l'intérieur, la force totale vers l'intérieur est d'environ 23,0 kN. Plus la surface est grande, plus la force est grande.

Surface du couvercle et force due à la différence de pression
A = πd24 = π × 0,60024 ≈ 0,2827 m2
F = (Patm − Pabs) × A
= (101,3 − 20,0) × 0,2827 ≈ 23,0 kN
A : surface projetée du couvercle [m²] ; d : diamètre [m] ; F : force totale vers l'intérieur [kN]. Avec la pression en kPa, kPa × m² = kN. La résistance, l'épaisseur et la charge admissible exigent une évaluation séparée.

Près du vide parfait, la force sur le même couvercle approche 28,6 kN. Avec l'atmosphère à l'extérieur, la différence de pression ne peut jamais dépasser environ une atmosphère, mais cette différence s'exerce sur toute la surface et la structure doit la reprendre.

Le vide ne vient pas seulement d'une pompe. Quand la vapeur d'une cuve fermée se refroidit et se condense, la pression intérieure chute, selon le même effet que celui d'un condenseur pour maintenir une basse pression. Une cuve étuvée à la vapeur puis refermée peut donc se mettre sous vide toute seule.

Lorsqu'il faut empêcher un vide non voulu, l'équipement utilise une soupape casse-vide (brise-vide) qui laisse entrer l'air. Sur une cuve censée tenir le vide, la protection doit correspondre aux conditions du procédé : monter une soupape qui laisserait la cuve en permanence ouverte à l'atmosphère irait à l'encontre du procédé.

Une implosion reste dangereuse. Des fragments et le contenu peuvent être projetés, surtout avec la verrerie et les regards en verre. « Elle s'effondre vers l'intérieur, donc rien n'est projeté » n'est pas une raison de se passer d'écran de protection ni de contrôler l'état du verre.

Ce qu'il faut transmettre au fournisseur japonais

Listez les conditions de fonctionnement étape par étape, et pas seulement le niveau de vide normal. Poser tout le cycle, du chargement au nettoyage, sur une seule feuille permet de ne pas rater une mise en pression brève ou un pic de température, et montre au fournisseur les combinaisons de pression à prendre en compte dans la conception.

Figure 5 : des étapes du procédé aux rubriques de la spécification

Consignez séparément la cuve intérieure et l'enveloppe, et notez si les conditions se produisent en même temps.

Étape ou étatConditions à consignerDocuments à demander
Dégazage / séchagePression absolue minimale, température maximale et contenu de la cuve intérieureConditions de calcul à la pression extérieure et notes de calcul de résistance
Chauffage à la vapeurPression et température maximales de l'enveloppe, avec les conditions simultanées de la cuve intérieurePlans, volumes et classe réglementaire des deux espaces
Casse du vide à l'azote / transfert sous pressionPression d'alimentation, limite supérieure dans la cuve et moyen de limitation ou de coupurePID et spécifications des dispositifs de sécurité
Nettoyage / refroidissementTempérature de nettoyage, condensation de la vapeur, mise à l'air pendant la vidangeManuel d'utilisation et procédures
Maintenance / remontageCouvercles, joints et regards spécifiés, et leur montageNomenclature, relevés d'inspection, documents de contrôle

Renseignez les valeurs d'après la spécification de chaque équipement. Si la loi applicable n'est pas claire, donnez les conditions au fabricant et à l'autorité compétente et laissez-les trancher.

Les plans doivent montrer les raccordements des lignes de vide et d'azote, les vannes d'isolement, les manomètres et les dispositifs de sécurité, avec des repères qui correspondent à la liste des étapes. C'est le schéma de tuyauterie et d'instrumentation (PID, ou P&ID), et non le seul schéma de procédé (PFD), qui apporte ce niveau de détail.

Les couvercles et joints de remplacement doivent conserver la combinaison d'origine prévue pour le vide. Un même diamètre nominal ne prouve pas l'interchangeabilité : vérifiez le type de raccordement (fileté ou à bride) et la boulonnerie par rapport aux pièces spécifiées et aux plans.

Dans la demande de prix, réclamez le classement réglementaire et les conditions de calcul interne et externe sous forme de lignes séparées. Si le cahier des charges d'achat (kōbai shiyōsho) précise aussi les documents à fournir et l'étendue des contrôles, vous n'aurez pas à chercher après livraison la preuve de la tenue au vide. Reprenez les mêmes points au retour des plans pour approbation (shōnin-zu).

Questions à poser au fournisseur

  • Quelle classe avez-vous appliquée à la cuve intérieure et à l'enveloppe (classe 1, petit récipient, classe 2, récipient simplifié ou aucune), et au titre de quel point du décret ?
  • Quelle pression relative maximale et quel volume intérieur avez-vous retenus pour cette décision ?
  • Quelle est la pression extérieure de calcul : plein vide (FV) ou une limite indiquée ? À quelle température de calcul ?
  • La tenue à la pression extérieure porte-t-elle sur la virole seule, ou aussi sur les couvercles, tubulures, regards et joints ?
  • Avez-vous vérifié le cas où l'enveloppe est sous pression pendant que la cuve intérieure est sous vide ?
  • Qu'est-ce qui limite la pression pendant la casse du vide à l'azote, le transfert sous pression et la stérilisation ?
  • Quelle est la pression maximale admissible de la plaque signalétique, et quels sont le tarage et le débit de la soupape de sûreté ?
  • Une autre loi (par exemple celle sur la sécurité du gaz haute pression) s'applique-t-elle ?

Exemple de formulation pour la demande de prix

Vous pouvez copier et adapter ce texte (toutes les valeurs sont fictives) :

Merci de nous remettre une offre pour la cuve à double enveloppe sous vide, sur la base de la liste d'étapes de fonctionnement jointe. Dans votre offre, indiquez séparément : (1) le classement au titre de la loi japonaise sur la sécurité et l'hygiène du travail pour la cuve intérieure et pour l'enveloppe, avec la pression relative maximale et le volume intérieur retenus ; (2) les pressions et températures de calcul internes et externes de chaque espace, y compris le cas où l'enveloppe est à 0,30 MPaG avec la cuve intérieure en plein vide ; (3) les documents que vous fournirez pour démontrer la tenue au vide (notes de calcul de résistance, plans et relevés d'inspection), couvercles, regards et tubulures compris.

Et en France ou au Maroc ?

Les classes ci-dessus viennent du droit japonais et ne s'appliquent qu'aux équipements installés au Japon. Un équipement mis en service en Europe suit les règles du lieu d'installation : dans l'Union européenne, c'est la directive 2014/68/UE (DESP), dont le champ couvre les équipements de pression maximale admissible PS supérieure à 0,5 bar. Une cuve strictement sous vide est donc en principe hors du champ de la DESP, mais l'enveloppe d'une cuve à double enveloppe vapeur, elle, peut y entrer ; faites confirmer le périmètre par l'organisme notifié ou le fabricant.

Hors du champ de la DESP, la tenue à la pression extérieure reste à démontrer. La norme NF EN 13445-3 contient des règles de calcul des enveloppes sous pression extérieure (flambage), qui peuvent servir de référence ; demandez au fournisseur sur quelle méthode repose son calcul. Les règles de suivi en service en France et celles du Maroc dépendent de la réglementation locale : à vérifier avec l'organisme compétent. Aux États-Unis, l'ASME Section VIII Division 1 traite de son côté les récipients basse pression au paragraphe U-1(c)(2)(h) ; confirmez le texte exact dans l'édition applicable.

Limites de ce guide

  • Équipements installés hors du Japon. Un récipient fabriqué au Japon et expédié en France, au Maroc ou ailleurs doit respecter les règles du lieu d'installation, et non les classes japonaises.
  • Qui décide. Cet article explique comment lire le classement, pas comment le prononcer. Quand on ne sait pas quelles dispositions s'appliquent à un équipement réel, communiquez les conditions au fabricant et à l'autorité compétente (au Japon, le bureau local d'inspection des normes du travail) et faites-les confirmer.
  • Chaudières et autres lois. Les chaudières, les équipements à gaz haute pression et ceux couverts par la loi sur les entreprises d'électricité suivent d'autres règles.
  • Les seuils peuvent évoluer. Vérifiez le texte en vigueur du décret avant de vous fier à une valeur.

FAQ

Une cuve sous vide est-elle un récipient de classe 2 au Japon ?

Non, si elle ne contient du gaz à température ambiante que sous vide, car la classe 2 exige un gaz à 0,2 MPa relatifs ou plus. Si une étape, comme un transfert sous pression d'azote, atteint 0,2 MPa relatifs, vérifiez d'abord si le récipient correspond à un type de classe 1, puis appliquez les conditions de taille.

Un récipient sous vide doit-il subir les contrôles des récipients sous pression ?

Cela dépend de la fonction et de la classe du récipient, pas de son nom. Si le côté produit est sous vide mais qu'une enveloppe chauffante fonctionne sous pression positive, chaque espace est évalué selon ses propres conditions, et les documents requis doivent être convenus avec le fabricant.

Peut-on mettre sous vide une cuve fermée prévue pour la pression atmosphérique ?

Pas sur cette seule base. Pouvoir fermer une cuve à la pression atmosphérique ne montre pas qu'elle supporte le vide. Utilisez un équipement donné pour le vide par le fabricant, et assurez-vous que couvercles, regards et raccords sont prévus pour la même pression et la même température.

Que signifie une conception « plein vide » (full vacuum) ?

Cela signifie en général que le récipient est calculé pour la différence de pression extérieure lorsque l'intérieur est proche du vide parfait. La valeur doit aussi préciser la pression ambiante et la température de calcul ; pour une cuve à double enveloppe, il faut indiquer dans la spécification les conditions de l'enveloppe qui se produisent en même temps.

Une soupape de sûreté empêche-t-elle une cuve de s'écraser sous vide ?

Non. Une soupape de sûreté évacue l'excès de pression positive ; un casse-vide laisse entrer du gaz sous vide. La première ligne de défense est une structure conçue pour le vide, associée à des limitations de pression et à des dispositifs de protection adaptés au procédé.

Sources

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À propos de la rédaction

Rédaction de MONOSCOPEFOUNDER & EDITOR

Une dizaine d’années chez un fabricant d’équipements industriels et dans une société d’ingénierie d’usines, à la proposition, à la conception et à la mise en service d’équipements, puis un passage au marketing numérique. Aujourd’hui, conseil web auprès de fabricants B2B pour les aider à expliquer clairement leurs produits et leurs technologies. Titulaire des licences nationales japonaises d’Energy Manager et d’ingénieur électricien en chef de troisième classe.

Un blog d’ingénierie tenu depuis 2017 (plus de 500 articles) et une chaîne YouTube en japonais d’environ 20 000 abonnés. Chaque guide est rédigé du point de vue de l’atelier japonais et vérifié au regard des normes citées.

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